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pv de la réunion get it du 6 mai

 
3 juin 2012
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Eric Luyckx

Présents : Caroline, Stéphane, Denis, Danièle, Eric, Dimitri
Excusés : Michèle, Marc, Jean-François, Bertrand
Absents : Hubert, Hermann
Invité : Jean-Paul Halloy

Atout vent

- association citoyenne locale > coopérative à finalité sociale
- Groupe de travail (Energie) de Chaumont en Transition
- membre de Rescoop (40000 coopérateurs). projet citoyen (devenir vendeur ET fournisseur d’électricité)
- projets

  • parc éolien : 8 éoliennes Enercon 3MW (eq. 15000 ménages). projet en négociation avec la force aérienne ( accord de belgocontrol)
  • suiveur solaire à LLN : associé à une serre (12000kWc) projet symbolique et pédagogique
  • petite hydraulique : hydroliennes
    - intéressés par étendre leur collaboration avec GeT it (ea sur la petite hydre) ou sur le photovoltaïque
    - Commune de Chaumont-Gistoux déjà fait étude pour biométhanisation > Conclusion = commune pas assez grande

microbrasserie extensible vers atelier de production/transformation

- Stéphane présente son projet de microbrasserie (documents sur les cuves, outillage…)
- volume de la production : 20*500L/an
- polyvalence de l’équipement > fromagerie / conserverie (jus, confitures, conserves, soupe…)
- local : ± 70m2 / 2, 3 pièces (labo, cuisine…)
- règles AFSCA
- budget 35/50000€
- emploi : 2j/hô/s pour la brasserie
- remarques :

  • matériel nécessaire pour chaque activité/filière
  • évaluer seuil de rentabilité / emplois de chaque activité/filière
  • évaluer le taux d’utilisation > potentiel pour chaque activité/filière
  • espaces de stockage (bouteilles pleines/vides/sales…)
  • rapport au tissu économique : concurrence, taille du marché grezien, fournitures locales, traitement effluents ?
  • matériel de seconde main ?
  • question de la taille optimum (quel est le paramètre ? disponibilité stéphane, équilibre financier, nombre d’emplois ?)

savonerie

- Caroline présente un projet de savonnerie locale
- production à froid à base de plantes, de lait (anesse, brebis, vache)
- espace de stockage/séchage (3 mois)
- lien avec la production maraîchère pour les plantes (basilic, thym…)
- matériel de départ peu couteux, besoin d’assistance admin
- extension possible vers d’autres savons (lessive, sol) et produits cosmétiques
- remarques

  • filières de ventes via gîtes locaux, GAS…
  • potentiel local max : 1 kg/famille par an
  • évaluer emploi / seuil / investissement

Banque locale solidaire

- projet transmis par écrit (plus le temps d’en causer)
- objet : Collecte épargne et offre crédits d’investissements, stimulation d’un espace économique local

  1. création d’une monnaie locale : pour soutenir le circuit court, introduction d’une monnaie locale (au début échangeable en €). Cette monnaie locale permet d’éviter "la fuite" de la ressource financière à l’extérieur du territoire, de favoriser l’usage des produits et services (locaux) que l’on peut payer avec cette monnaie, de créer une reconnaissance naturelle de l’économie locale (implication discrète mais continue - à l’insu de son plein gré, d’où, acceptation implicite et support tacite du projet global). Elle est introduite via les entreprises membres de la coopérative (possibilité d’y acheter biens et services à tarif réduit, part du salaire des ouvriers/employés, part de l’imposition communale...), via des crédits d’investissement (une partie), et des crédits à la consommation (une partie). L’usage de cette monnaie est ouvert : il n’est pas lié au fait d’être coopérateur. Elle circule via les paiements (achats/locations...) à travers les différentes sphères et retourne vers les structures économiques locales. La part de l’impôt perçut par la commune en monnaie locale conduit naturellement celle-ci à réinvestir ce budget dans son propre espace économique (via par exemple les repas de cantine...). L’idéal serait de découpler cette monnaie de l’euro (pour lui assurer un cours réaliste) et même de la rendre fondante (pour forcer sa circulation).
  2. prêts à la production : En soutien des entreprises membres, et à des taux très modérés (1 à 3%), offre de prêts à court terme permettant de petits investissements sans entamer les liquidités de l’activité. Ils sont, au moins en partie, libellé en monnaie locale (en fonction du projet ?)
  3. prêts à la consommation aux particuliers : En soutien aux particulier, et sans intérêts, micro-crédit à très court terme (avec éventuellement accompagnement pour éviter le surendettement). Ils sont, au moins en partie, libellé en monnaie locale (en fonction du projet ?)
  4. acquisition de biens communs : En soutien à la collectivité, la coopérative, au travers de sa banque locale, acquiert des ressources renouvelables (énergie —biomasse, éolien, solaire...—, usage du sol —baux, achats...—, de l’eau...) afin d’en garantir l’accès, d’asseoir le projet financier sur des « revenus » récursifs.

Caddy d’Alda

- Centrale d’achat solidaire et de distribution locale ambulante
- Le « Blauwe bloem » ou « La fleur bleue » est une épicerie toute particulière qui a vu le jour à Gand à l’initiative d’un couple de commerçants, Mia Stockman et Luuk Humblet. Ayant un magasin de produits biologiques, ils ont proposé à leurs clients de mettre en place un mode de fonctionnement différent et participatif, qui se démarque du commerce classique.
- Afin de se répartir le revenu des épiciers aussi équitablement que possible entre consommateurs, ils ont cherché à évaluer la valeur de leur travail, qu’ils ont fixé au salaire forfaitaire de 2000 €, moyennant quoi les produits proposés » seraient vendus sans aucune marge bénéficiaire.
- Ils ont néanmoins mis au point une clé de répartition permettant de couvrir ces frais en considérant que pour l’épicier, déplacer une bouteille d’eau ou de vin est le même effort. Pourquoi donc prendre une marge bénéficiaire plus importante sur ce travail ? On considère dès lors qu’une bouteille d’eau vaut une unité (de travail) tout comme une bouteille de vin. Les unités de tous les clients sont totalisées à la fin du mois, et le revenu de l’épicier divisé par ce total donne la valeur de l’unité, qui sera ajusté et variable de 6 mois en 6 mois. Si les ventes augmentent, le revenu du responsable reste le même, mais les prix diminuent. L’argent redevient un moyen et non plus une fin en soi. Ainsi la rémunération des responsables du magasin est prise en charge directement par les consommateurs selon une clé de répartition équitable afin que le revenu de leur travail ne dépende plus de la quantité de produits vendus. C’est la nature même du travail des responsables du magasin qui change radicalement. Les épiciers ont ainsi un rôle plus convivial, de mise en relation, ils écoutent les besoins et analysent les possibles.
- Le magasin fonctionne sur base d’une quarantaine de familles qui essayent au maximum d’anticiper leurs achats, afin de permettre des achats groupés, entre autres auprès d’agriculteurs partenaires. L’essentiel des produits sont commandés à l’avance, au moyen de listes accessibles par Internet, ou sur papier. Dès réception des produits, chaque client trouvera sa commande disponible dans un casier nominatif. La tâche de Mia et Luuk consiste à s’arranger pour chercher les produits de la meilleure qualité possible, les mettre à disposition des clients dans des casiers une fois par semaine et être présents lors de l’enlèvement des commandes, l’accent étant fortement mis sur le côté convivial. Pour certains clients peu prévoyants, un stock de dépannage permet de combler les oublis et de faire quelques courses de dernière minute. Les consommateurs arrivent ainsi à obtenir des produits d’une plus grande qualité pour un coût moindre en minimisant les pertes, du fait de l’absence de gaspillage. Quant au commerçant, il arrive ainsi à mieux optimiser la surface de son local, il ne doit plus le chauffer et éclairer à longueur de journée, il gagne du temps et se libère de l’idée de l’obsession de faire du chiffre.
- Le client redevient ainsi acteur de sa consommation, n’est plus sujet à des pulsions d’achat irrationnelles. Il soutient le travail de l’épicier et co-construit en permanence le projet au travers de la concertation qui s’établit de façon formelle et informelle. On parvient ainsi à "fidéliser" les clients, tout en revalorisant le métier d’épicier..
- Un autre aspect capital du projet est de développer des circuits d’approvisionnement le plus courts et plus locaux possible. C’est une formule à mi-chemin entre le groupement d’achat et les Amap (Association pour le maintient de l’agriculture paysanne.)
- Indépendamment du magasin, il est prévu d’étendre l’activité via un service de livraison à domicile.

 
 
 

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