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Enquête publique pour la Halle Paysanne à Nethen : précisions

 
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28 janvier 2015
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Hermann Pirmez

Le projet de construction d’un bâtiment agricole à la sortie de Néthen (au lieu-dit la Patte d’oie), fait couler beaucoup d’encre et beaucoup de gens sont à la fois séduits par le projet et en même temps inquiets par son impact, à la fois sur le paysage, sur la mobilité, et sur l’environnement ou sur sa pérennité ou sa viabilité.

Entre tous les arguments développés par ceux qui sont pour et tous les arguments avancés par ceux qui sont contre, il n’est pas facile de se situer, de prendre position ou même de pouvoir trouver une information que l’on puisse valider.

C’est pourquoi, nous, les personnes à l’initiative du projet, nous voulons repréciser une série de points qui nous semblent importants :

  • Il est essentiel de tout d’abord affirmer que nous voulons construire un modèle d’entreprise novateur, qui s’appuie sur des valeurs nouvelles. Nous cherchons à développer des activités professionnelles basées sur la coopération, sur le respect de l’environnement et des gens, et sur une conscience de nos limites. Nous ne voulons plus d’un modèle basé sur la compétition, sur le développement à outrance et sur la maximation du profit.
  • Cela peut passer pour des propos de rêveurs. Mais nous avons décidé de nous atteler à ce rêve et de le réaliser. Nous allons vers un monde encore peu balisé et parfois inconnu, mais nos intentions sont sincères et nos valeurs sont bien ancrées.
  • Notre volonté de dialogue nous a fait choisir une procédure qui privilégie le débat et encourage chacun à s’exprimer. Notre objectif n’est pas d’entrer dans des polémiques et de provoquer des sensibilités. Nous désirons que chacun puisse se saisir de ce dialogue pour façonner un projet qui se veut aussi au service de la communauté. Notre projet rejoint pleinement le sens du mot village : « agglomération rurale caractérisée par un habitat plus ou moins concentré possédant des services de premières nécessités et offrant une forme de vie communautaire. »
  • La procédure que nous avons engagée, sur le conseil du fonctionnaire délégué des services du ministère de l’Aménagement du territoire, repose sur une seule et unique question : « Dans le cadre des réglementations actuelles et des réformes en cours, un projet de construction d’un bâtiment agricole à vocation de transformation secondaire (boulangerie et brasserie) est –il autorisé dans une zone agricole à intérêt paysager ? »

Cette procédure dite de CU2 se focalise sur cette seule question, sans prendre en compte les aspects architecturaux, énergétiques, ou d’impacts. Cette procédure, même si elle sollicite l’avis des autorités, n’est pas contraignante à l’égard du projet.

Toutes ces problématiques seront, en cas d’avis positifs du CU2, détaillées et proposées à l’avis de tous lors d’une deuxième procédure, contraignante cette fois.

Mais il est évident que nos avons déjà réfléchi à des aspects pratiques liés aux valeurs qui nous guident. Il nous semble important de vous informer d’une série de ces aspects, qui devront encore être précisés ou affinés pour certains.

  • Le projet est situé en zone agricole d’intérêt paysager, comme 95% de la commune de Nethen.
  • L’emplacement du bâtiment a été déterminé selon plusieurs facteurs : la propriété du foncier, la situation centrale par rapport à l’exploitation agricole, l’avis informel des services régionaux des différents ministères concernés.
  • Le fait d’avoir le bâtiment au cœur de son exploitation est évidemment un facteur pratique, mais aussi une affirmation matérielle et symbolique forte que les petites fermes peuvent continuer à exercer leurs activités de manière autonome et novatrice
  • L’aspect extérieur du bâtiment n’est pas arrêté. L’architecte propose une ‘enveloppe’ qui regroupe les différentes activités du projet, à des fins de bonne lecture pour les services concernés. Mais nous avons déjà dit que nous ne voulions pas de cette ‘enveloppe’. L’aspect esthétique du bâtiment et son intégration harmonieuse dans son environnement est pour nous essentielle, en alignement avec nos valeurs.
  • Nous le rappelons également, la question du CU2 ne porte pas sur l’aspect du bâtiment. Son esthétique est encore à travailler. Aucun matériau n’a encore été choisi.
  • Les activités au sein du bâtiment sont évidemment artisanales, et pour des petites productions. Produire mille pains par semaine, par exemple, nécessite un seul four, pour un travail à mi-temps.
  • Les eaux utilisées par une activité seront au maximum utilisées par d’autres activités. Par exemple les eaux de la brasserie seront en grande partie réutilisées pour le maraîchage. C’est l’avantage de regrouper plusieurs activités.
  • L’agriculteur, Herman Pirmez, a souhaité rendre le projet pérenne. C’est pourquoi les activités au sein du bâtiment sont structurées au sein de deux coopératives, dont il est fondateur pour l’une, administrateur pour l’autre. Cet aspect collectif, à finalité sociale, est essentiel dans le projet.
  • La pérennité du projet est aussi assurée par la reprise à terme (une dizaine d’années) de l’activité agricole par un membre de sa famille qui partage sa même vision de l’agriculture et de son avenir.

Si vous le souhaitez, vous pouvez avant ce mardi 03 février, envoyer une lettre précisant votre avis et adressée au service urbanisme de la commune de Grez-Doiceau à l’adresse suivante : urbanisme@grez-doiceau.be ou Place Ernest Dubois, 1390 Grez-Doiceau.

Lire aussi : "Lettre au sujet de la Halle paysanne"

 
 
 

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